Livre

Destins entrelacés

Laetitia Colombani nous propose, dans son premier roman La Tresse, un voyage. C’est au travers du parcours de trois femmes qu’elle nous immerge en Inde, au Canada et en Sicile.

Sortie d’un policier palpitant de près de 900 pages (Je suis Pilgrim de Terry Hayes), je ne suis pas mécontente de plonger dans ce roman court, au résumé déjà très séduisant.

Histoire de femmes, dans trois pays différents.

Cela me rappelle les Culottées, cette BD dessinée par Pénélope Bagieu qui nous entraînent des années en arrière pour découvrir 30 femmes au destin extraordinaire.

Laetitia Colombani nous fait elle aussi voyager: en Inde, au Canada et en Sicile. L’idée de ce roman choral lui est venue d’un documentaire sur l’Inde. Quelques temps après, elle apprenait le cancer du sein d’une amie. Son héroïne indienne, Smita, et son personnage canadien, Sarah, étaient nées.
Réalisatrice à l’origine, son écriture est visuelle et bien rythmée, sa construction audacieuse.

Moi j’aime les livres lorsqu’ils sont bien structurés.

Et là c’est bien le cas. Chaque chapitre est dédié à l’histoire de l’une de ses 3 femmes et se succède toujours dans le même ordre.
C’est donc un plaisir de retrouver à chaque chapitre la trajectoire de l’une des ces trois femmes. D’autant plus que chacune de ces histoires pourrait être un roman à part entière. Elles sont aux antipodes tant géographiquement que culturellement.

Absolument rien ne les relie.

Ce n’est qu’une dizaine de pages avant la fin qu’on comprend.
Un effet de surprise conservé intacte pendant 200 pages.
Une chute belle, lourde de sens et qui fait réfléchir. Qui peut nous faire prendre conscience que nos actes qui peuvent nous paraître dépourvus de toutes conséquences à une échelle mondiale, ne le sont finalement peut être pas.

C’est aussi, en fond, un joli discours féministe.

Car ces trois femmes sont toutes confrontées à la difficulté d’être femme dans des univers encore régis par le patriarcat.

C’est aussi cela qui entrelace leurs vies malgré leur environnement que tout oppose.

Ce premier roman La tresse a laissé place cet été au second: Les victorieuses. 

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