Musique

Seul en scène

20 ans après sa 1ère tournée, lui-même n’en revient pas d’être toujours là. Lui c’est –M-, en concert pour son dernier album Lettre Infinie.

Moi non plus je n’en revenais pas d’être là. J’étais aussi là à ses débuts, quand ce Machistador a commencé à nous emporter dans son univers poétique et surprenant.

Et c’était à chaque tournée, une surprise et un show toujours plus impressionnant que le précédent. 
La barre était donc déjà très haute pour cette nouvelle tournée.

Mais j’ai toute confiance en ce showman (the greatest pour moi) capable de mettre en le feu en un claquement de doigt.

Néanmoins le challenge parrait d’autant plus grand cette fois-ci.

Il est seul en scène, avec un sampler qu’il affectionne depuis ses débuts. Il y a aussi des machines, ces automates qu’il présente comme il le ferait de ses musiciens, par leur prénom: Glenn, le pianiste, est un peu susceptible apparement.

Challenge totalement dépassé car il occupe l’espace comme jamais et pas seulement la scène. Il se lance dans une course effrénée jusqu’au dernier rang du zénith. Connu pour ses solos de guitares très inspirés, il en offre de beaux mélés aux rifs célèbres de son héros Jimmy Hendrix, mais aussi Nirvana et Whites stripes.

On le découvre homme orchestre capable de jouer de tous les instruments

De la basse à la batterie, il s’offre quelques solos d’anthologie.Il finit en apothéose sur Machistador et fait monter une vingtaine de personnes sur la scène pour se déhancher sans complexe.

Au delà d’une créativité poussée à son maximum, l’ensemble du light show et des vidéos est parfaitement (trop pour certain) maitrisé.
C’est aussi toute la nostalgie qui amène avec lui grâce ses objets emblématiques qui ont traversé les années: sa guitare rose, son M lumineux, ses coiffes hibouesques, ses lunettes, sa basse qui tombe du ciel…
Mais ce qui frappe le plus c’est sa générosité et son authenticité. Il est heureux d’être là, nous le dit, nous remercie d’être là aussi et c’est reçu en toute sincérité.
Il salue avec son équipage une quinzaine de techniciens et s’éclipse en toute humilité pour laisser place à un générique de fin ou apparaissent les noms des chacun de ses artisans.

J’ai écris ce billet au lendemain de son concert le 15 avril. Et pourtant je ne le poste qu’aujourd’hui.
Parce que chaque fois que j’écoute sa musique, j’ai la nostalgie du M en concert.

Il te fera un peu le même effet que Vanessa Paradis sur scène, comme une cure de jouvence. Rien ne bouge. 

Sa tournée continue. Vas-y ! Vite ! Toutes les dates sont là.

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